" Céline avait eu raison de pointer le vide absolu de son existance. Enfermé dans sa cathédrale de solitude et d'individualisme destructeur, Ethan n'était là pour personne. Le partage, l'amour, la tendresse étaient des sentiments qui lui étaient devenus étrangers. Il avait toujours cru qu'être seul, c'était être fort, et qu'aimer lui ferait perdre cette force. Il comprenait à présent que les choses n'étaient pas si simples, mais il était trop tard. (...) La vérité c'est qu'il avait abandonné Céline, comme il avait abandonné Marisa et Jimmy autrefois. Parce qu'il ne voulait dépendre de personne, parce qu'il voulait être libre, libre de toute contrainte et de toute responsabilité."
" (...) Et toutes ces fois où il la surprenait en plein milieu de la nuit, immobile devant la fenêtre, l'esprit à des milliers de km de son foyer. Il s'était souvent demandé à quoi, à qui pensait Céline dans ces moments là. Cet après-midi, lorsque ce type étrange avait débarqué à son mariage qq minutes à peine avanr la cérémonie, il avait senti planer une grande menace. Car l'homme avait dans les yeux la même souffrance que celle de sa femme et en les observa,t tous les deux, il était évident qu'une sorte de courant électrique circulait entre eux. Un haut voltage, puissant comme la foudre, tout aussi bien capable de tuer que faire repartir un coeur à la manière d'un défibrilateur. (...) Ces derniers mois il s'était demandé si sa femme n'était pas souffrante. Il en avait même parlé à un copain médecin qui avait cru déceler chez elle une dépression. Mais c'était plus grave que ça. La Maladie d'Amour."